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Edito N° 4

Chères lectrices, chers lecteurs,

« Je n’appartiens pas aux cercles académiques – je suis juste un être humain. Que puis-je faire, moi, face au changement climatique ? » nous demandait une jeune femme pendant notre premier débat publique 42_analog à Londres. Assise juste derrière elle je la trouvais très courageuse d’exprimer cela, mais ses mots me faisaient mal. Ils montraient cet écart que tant de gens ressentent : ce fossé entre la science et la société, les universitaires d’un côté et tous les autres de l’autre. Comme s’il y avait une ligne de séparation. Il est de notre devoir de réduire cet écart et de contribuer à ce que tout le monde puisse non seulement bénéficier des découvertes scientifiques mais surtout puisse s’en approcher au plus près.

Edito N° 3

Chères lectrices, chers lecteurs,

 

un email peut être envoyé sur la lune en un peu plus d’une seconde, mais il peut s’écouler une semaine avant que la carte postale de nos vacances n’arrive à son but. Ceci nous montre à quelle vitesse nous communiquons de nos jours ; car, contrairement au facteur, les messages sur Whatsapp ou les mails se déplacent à la vitesse de la lumière grâce à des ondes électromagnétiques. Internet comme moyen de communication influence notre quotidien : nous tombons constamment sur des informations avant même de les voir le soir au journal télévisé ou de les lire le matin dans les journaux. Mais, qui garantit que le flot d’informations auquel nous sommes exposés, est issu de sources fiables, et qui garantit que chacun de ces faits est replacé dans son contexte respectif ? Dans son entretien avec 42, le physicien et journaliste scientifique Ranga Yogeshwar revendique la nécessité d’un débat public sur le sujet afin de déterminer l’instance qui devrait prendre en charge la filtration de cette abondance d’informations. À la suite de l’interview d’ouverture avec Ranga Yogeshwar, les experts des dix interviews montreront l’impact de la numérisation sur notre société.

Edito N° 2

Pendant des années, la possibilité de voyager en Europe en traversant les frontières sans encombre semblait naturelle. Les passeports tels que nous les connaissons aujourd’hui ne furent introduits qu’en 1920 dans le but d’être supprimés quelques années après. Les frontières permettaient jusqu’alors de séparer des espaces linguistiques, religieux ou géographiques, sans pour autant témoigner d’un caractère politique comparable à celui que nous connaissons actuellement.